Conseil municipal du 10 février 2015

Conseil municipal du 10 février 2015

Hier soir, premier conseil municipal de l’année 2015 avec comme principal sujet : le débat d’orientation budgétaire ainsi que la modification du Plan Local d’Urbanisme.

 

Ma question au maire concernant le manque de commerces dans certains quartiers :

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Depuis plusieurs années, de nombreux commerces de proximité ferment les uns après les autres dans notre ville laissant ainsi plusieurs espaces commerciaux vides. Ces locaux sont très souvent repris par des agences immobilières, des assurances ou des banques ne donnant plus aux habitants des commerces de bouche de qualité, les obligeant à aller dans les centres commerciaux. Par exemple, sur l’avenue Paul Vaillant-Couturier, nous pouvons trouver sur quelques mètres, 5 agences immobilières et une seule boulangerie ou les secteurs Hoche et République qui n’ont tout simplement aucun commerce de proximité.

Comme beaucoup le savent, bon nombre d’habitants veulent avoir quelques commerces à proximité de leur logement. Une boulangerie et une presse sont indispensables à la vie de quartier, en particulier pour les personnes âgées qui nous interpellent souvent sur ce sujet, mais pas seulement : ils permettent de donner vie à des quartiers résidentiels ou d’attirer de nouveaux ménages. La Municipalité semble laisser faire, sans donner l’impression de se battre pour attirer les commerces de bouche, par exemple. Lors des élections municipales, nous avions fait la proposition de transformer une partie de la mairie de quartier du Mont Valérien en petite halle commerçante. C’est une idée, il peut y en avoir d’autres. Quelles sont vos actions concrètes pour attirer et aider l’installation de ces commerces ? 

Je vous remercie.

Réponse de Rachid TAYEB, maire adjoint au commerce :

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Je vois que vous vous intéressez aux commerces, notamment au Mont Valérien, mais depuis de nombreuses années, la Ville de Nanterre fait du commerce de proximité une priorité pour deux raisons au moins :

  • Le commerce et l’artisanat constituent un vecteur d’équilibre du territoire.
  • C’est un gros pourvoyeur d’emplois non-délocalisable, de dynamique et d’attractivité de nos quartiers.

Le nombre moyen de commerces est de 8 pour 1 000 habitants alors que la moyenne du département est de 11 pour 1 000 selon les chiffres de l’artisanat qui font de Nanterre l’une des Villes les plus dynamiques du département dans ce secteur.
L’observatoire de la Chambre des métiers et de l’artisanat du département a enregistré une évolution très importante du nombre d’artisans dans notre Ville : 1 224 entreprises artisanales en 2013 contre 810 en 2007, soit plus de 50 % de progression en 10 ans. Aucune Ville des Hauts-de-Seine n’a connu une telle progression et, parmi ces entreprises, une centaine dans le secteur de l’alimentation.

Concernant votre question : que fait la Ville pour favoriser l’installation ou la création de commerces de bouche ? Certes, les leviers pour agir ne sont pas multiples pour une collectivité. Toutefois, nous intégrons cette problématique dans tous nos documents stratégiques de planification et de programmation comme le PLU et le PADD, ce qui a d’ailleurs fait l’objet de nombreuses discussions lors des concertations sur le PADD dans différents quartiers de la Ville.

Travaillons avec les aménageurs sur les grands projets comme Coeur de quartiers et nous demandons aux promoteurs immobiliers, pour les nouvelles constructions, de laisser la possibilité d’installer, en bas d’immeubles, des commerces de proximité notamment de bouche.
En fait, nous leur demandons de laisser des extractions pour les boulangeries, restaurants, etc. qui ont besoin de locaux adaptés, comme tel est le cas sur les terrasses de l’université.

Quant au quartier Hoche, dont vous parlez, cela a été prévu, sauf qu’une copropriété s’y est opposée ne souhaitant pas avoir des commerçants en bas de leur immeuble et, dans le même temps, ils écrivent qu’il faut des commerces dans les quartiers.

Nous travaillons donc avec l’appui de M. le Maire et de l’EPADESA avec le promoteur Nexity pour trouver des solutions bien que nous ayons donné des garanties aux habitants en disant que nous n’allions pas installer des commerces générateurs de nuisance ou de transport quelconque, mais un petit Monop qui est parti depuis et qui a été remplacé par un
Leader Price, une boulangerie et une pharmacie qui sont le minimum vital.

J’ajoute que nous avons, avec la Ville, fixé un périmètre de préemption sur plusieurs secteurs : centre ancien où il y a beaucoup de commerces, sachant que, sans intervention de la Ville dans le mandat précédent, il n’y aurait pas de fromager, de poissonnier ou de boulangerie. Ils auraient fermé et nous aurions eu autre chose, voire rien du tout.

Cependant, nous exerçons ce levier avec parcimonie pour deux raisons :

  • Cela mobilise beaucoup de fonds, car ces opérations sont très compliquées à mener.
  • Nous ne voulons pas municipaliser tout ce qui est bouche au risque d’être traités de dogmatiques.

Nous utilisons d’autres leviers :

Les partenariats avec la CCI, par exemple, qui travaille sur des projets innovants comme des applications pour repérer un partenariat avec des étudiants de Paris X, ce qui se fait sur les terrasses pour repérer les commerces et faire leur promotion.

Discussions avec les propriétaires de ces cellules commerciales pour leur dire quels commerces souhaitent la Ville, toujours en partant des besoins des habitants. A cet égard, nous avons récemment réussi à convaincre un propriétaire de ne pas vendre son bien à une agence d’assurances au centre-ville, par exemple.

La rénovation des commerces des pôles commerciaux comme avec Leclerc sur Paul Vaillant-Couturier qui a sa propre boulangerie d’ailleurs et il y a toute une galerie commerciale. C’est une opération que nous avons accompagnée et que nous avons réussie hier et j’espère que tel sera le cas demain pour le Centre commercial du Chemin de l’île et aussi pour le Parc Sud avec la rénovation, en partenariat avec l’EPARECA, du centre commercial des Fontenelles.

Aujourd’hui encore le hasard fait bien les choses, puisque nous venons de voter, à l’unanimité, l’adhésion de notre Ville au Réseau du Centre-Ville qui permet à de nombreuses villes d’avoir une expertise en la matière et de regarder ce qui se fait de mieux ailleurs.

Vous voyez donc combien la Ville de Nanterre est soucieuse des commerces de proximité.

A propos Alexandre GUILLEMAUD

Conseiller Municipal de Nanterre (92),
Conseiller Régional des Jeunes d’Ile de France,
Administrateur de l’OPH de Nanterre,
Président de l’UNLI Nanterre

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