Conseil municipal du 14 octobre 2014

CM 2014-10-14Hier soir, conseil municipal de Nanterre avec comme principaux sujets : budget modificatif, aménagement du territoire, logement social …

 

Mes 2 interventions et ma question orale

 

Délibération n°233 sur la démolition de la barre de La Boule :

Monsieur le Maire, Chers collègues,

Nous ne pouvons que nous réjouir de la démolition de cet immeuble datant de plus de cinquante ans mais nous nous interrogeons sur les modalités de relogement des locataires actuels. En effet, de nombreux locataires viennent nous voir et nous écrivent pour connaitre les modalités de relogement, ce sont pourtant des locataires habitant cette barre depuis plusieurs années qui regardent leurs voisins partir et qui restent dans des cages d’escalier de plus en plus fantômes.

Merci Monsieur le Maire de vos précisions sur ces relogements.

Je vous remercie,

Délibération n°240 sur la convention de construction de logement sur le site Natalys entre la ville et des bailleurs sociaux privés :

Monsieur le Maire, Chers collègues,

En lisant ce bordereau, mon groupe et moi-même avons eu plusieurs interrogations :

  • Première question : comment sont attribués les logements du contingent municipal chez les bailleurs sociaux privés ? Est-ce totalement discrétionnaire ? y’a-t-il un barème public et transparent sur ces logements ?
  • Deuxième point : nous souhaiterons avons un listing précis des logements gérés par des bailleurs sociaux privés sur le territoire de Nanterre : combien y’en a-t-il ? qui y sont logés ?
  • De même, le PLU oblige un promoteur immobilier à instaurer 40% de logements sociaux dans chaque construction, pourtant, nous constatons que nous sommes bien au-dessus de ce minimum, alors que la ville a déjà près de 60% de logement sociaux et des quartiers frôlent les plus de 95% d’HLM !
  • Enfin, pourquoi ne pas privilégier les bailleurs sociaux de la ville, l’Office municipal de Nanterre, ainsi que celui du département, l’Office départemental des Hauts-de-Seine ?

Pour toutes ces interrogations, mon groupe s’absentiendra sur cette délibération ainsi que les suivantes jusqu’à la 242.

Je vous remercie,

Question orale sur l’amiante dans les logements sociaux de la ville

Monsieur le Maire, Chers collègues,

Il y a quelques jours, j’ai pu me rendre, en tant qu’administrateur de l’Office HLM de Nanterre, au Congrès de l’Habitat Social à Lyon, en présence du Premier Ministre et de la Ministre du Logement.

Un des sujets le plus préoccupant de ce congrès est la présence d’amiante dans les logements sociaux.

Comme vous le savez, l’amiante est interdit dans les constructions depuis 1997 dû à sa haute dangerosité pour les humains et les animaux, en particulier quand ils le respirent.

A Nanterre, comme dans toute la France, l’utilisation d’amiante, avant cette interdiction, était monnaie courante dans les constructions notamment contenue dans les colles pour sols. Mon groupe et moi-même voudrions connaitre la cartographie précise de la présence d’amiante dans les logements sociaux de la ville de Nanterre ainsi que les solutions que vous allez proposer aux bailleurs sociaux afin de faire enlever ce produit toxique en toute sécurité pour les Nanterriens. Je ne manquerais pas d’en faire part aussi au sein du conseil d’administration de l’Office HLM de Nanterre.

Vous comprendrez que cela est une question de santé publique pour nos concitoyens !

Je vous remercie,

Réponse de Marie-Claude GAREL, Présidente de l’Office HLM de Nanterre :

Chers collègues,

Je remercie M. le Maire de m’avoir chargée de répondre à cette question sur l’amiante pour laquelle j’ai déjà eu l’occasion d’interpeller M. le Préfet lors de sa venue en séance plénière au Conseil Général en juin dernier. C’est, également, un sujet sur lequel Mme Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine a posé récemment une question écrite à la ministre du Logement, Mme Sylvia Pinel.

Nous n’avons pas attendu votre question pour suivre ce sujet de près. Il s’agit, de plus, d’un problème qui ne touche pas uniquement les bailleurs sociaux, mais qui est bien plus vaste, car il touche également les copropriétés privées, les immeubles de bureaux ou encore des
bâtiments publics construits avant 1997.

Lorsqu’on parle de santé publique, il s’agit d’un sujet bien trop grave pour se contenter d’agiter des peurs. Il faut déjà rassurer nos concitoyens. L’amiante ne peut être dangereux pour les hommes, comme pour les animaux, que s’il est volatil. Toutes les études parues sur ce sujet sont formelles. Le fait d’avoir de l’amiante dans ses murs ou dans ses sols n’est pas dangereux en soi et n’a pas de conséquences sur la santé de nos concitoyens, sauf à y faire

des travaux et à dégager de la poussière. Les morts de l’amiante sont, essentiellement, les ouvriers ayant été en contact direct avec ce produit durant des années et ce, sans aucune protection. Oui, je rappelle à nos collègues de droite que les maladies dues à l’exposition directe à l’amiante sont avant tout des maladies professionnelles qui ont bien du mal à être reconnues comme telles, c’est pourquoi nous sommes particulièrement vigilants à respecter la législation lors des opérations de démolition ou de rénovation lourdes. Des contrôles de présence d’amiante dans l’air sont, ainsi, effectués avant, pendant et après les opérations et les ouvriers sont équipés de protections réglementaires. Enfin, l’Office compte parmi ses salariés, des techniciens spécialisés dans le traitement de cette question.

Cela étant précisé, la présence d’amiante dans des immeubles d’habitation n’est pas pour autant acceptable et nous nous devons d’avoir un plan pour désamianter complètement nos logements. Cependant, de tels travaux ont un coût considérable. Le désamiantage complet d’un logement peut coûter jusqu’à 40 000€ et l’Office compte 10 000 logements, même s’ils sont tous loin de comporter de l’amiante. Je vous laisse le soin de faire le calcul.
Ni l’Office ni la ville de Nanterre n’ont les moyens de faire face seuls à un tel investissement, a fortiori dans la période de forte baisse des dotations aux collectivités locales que nous traversons.

Je regrette d’ailleurs que l’État ne soit pas à la hauteur de l’enjeu et de ses responsabilités en la matière. La réponse de M. le Premier ministre à cette question lors du congrès de Lyon paraît, en effet, bien insuffisante. Ce ne sont pas, je cite « des prêts à taux avantageux » de la Caisse des Dépôts qui nous aideront à éradiquer l’amiante de nos logements. L’État doit donc se saisir de ce problème et enfin faire face à ses responsabilités qui sont lourdes en la matière, lui qui a tant tardé à interdire l’utilisation de ce produit. Il trouvera, alors, dans la Ville et l’Office Municipal HLM de Nanterre, des partenaires fiables pour procéder au désamiantage systématique de son patrimoine.

Je vous remercie.

A propos Alexandre GUILLEMAUD

Conseiller Municipal de Nanterre (92),
Conseiller Régional des Jeunes d’Ile de France,
Administrateur de l’OPH de Nanterre,
Président de l’UNLI Nanterre

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